Réseau des Caisses d'Epargne et de Crédit des Femmes de Dakar

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mardi 6 novembre 2007

Découvrez la GEC du mois (novembre 07): la GEC de Castors!



La gérante de la caisse Mme Anta Dial Johnson

Présidente : Bineta Diagne
Gérante : Anta Dial Johnson
Castors 2, villa n°2
Tél.: (+221) 33 8245718
geccastors@yahoo.fr

Naissance

Le guichet du marché de Castors a été mis en place en 1994 par ENDA Graf lors du projet de l’installation des guichets expérimentaux (favorisant l’épargne locale) dans plusieurs quartiers de Dakar.

Plus tard, en 1998, le guichet réunissant assez d’épargne et de membres actifs a pu permettre l’ouverture de la caisse de Castors. Actuellement celle-ci fonctionne avec deux guichets : celui du marché Castors (1994) et celui du marché Mbabass (2001). Elle emploie, une gérante, une assistante comptable, une caissière, un agent de crédit, 2 guichetier(e)s et un gardien.

Son public cible est constitué de petits opérateurs économiques. Au départ, les femmes adhérentes étaient plus nombreuses mais actuellement le sociétariat comprend autant d’hommes que de femmes.

Les débuts

La caisse grâce au soutient de ses partenaires a pu petit à petit s’équiper en matériel logistique (ordinateurs, photocopieuse, imprimante, chaises, armoires et bureaux) et démarrer ses activités de crédits.

Projets et réalisations

Outre l’activité d’épargne et de crédit offert par la caisse, la caisse est un lieu de rencontre. La gérante est une véritable conseillère en gestion des activités commerciales. Son sens de l’écoute et ses conseils avisés sont une aide précieuse pour les membres.

La caisse a su installer un système d’épargne obligatoire avec compte bloqué. A chaque crédit contracté par un(e) membre, une épargne est imposée en conséquence.

La caisse a également tenté de mettre en place une « mutuelle de santé » et une ligne « épargne habitat » mais celles-ci n’ont pu fonctionner faute d’expérience et d’encadrement. Ces deux projets sont toujours, malgré leur complexité à mettre en place, très sollicité par les membres.

Difficultés

- Manque d’implication et de formation des élus (comité de crédit, comité de surveillance et CA) ;
- Crédits en souffrance ;
- Epargne trop faible ;
- Manque de fonds disponibles ;
- Manque de formation du personnel technique (gestion, comptabilité et marketing) ;
- Insécurité du personnel (salaire trop bas, pas d’assurance santé, pension etc.);
- Obtenir le statut de MEC ;
- Sécuriser les locaux ;
- Charges fixes trop élevées (location des locaux et salaires).

Partenaires

ENDA, FPE, Crédit Agricole, Dyna Entreprise, Fonds de contre partie Sénégalo-Suisse, RECEC FD.

Perspectives

- Augmenter les fonds disponibles pour les adhérent(e)s;
- Sécuriser et favoriser l’épargne des membres ;
- Sécuriser et former un personnel de qualité.

Chiffres

En 2006, la caisse de Castors possède :
- Sociétariat : 1502 membres
- Encours épargne : 33 672 863 millions de CFA
- Volume de crédits : 58 335 000 millions de CFA
- Encours de crédits : 30 850 930 millions de CFA

Photos

L'aide comptable Mme Aïda NDIAYE


La caissière Aïda DIOP


L'agent de crédit Mr. Ngary DIAL


Le guichetier Mr. Oussmane NDIAYE



Le RECEC FD a la profonde douleur de vous faire part du décès de Madame Bineta Diagne (PCA de la MEC de Castors) survenu dans la nuit du 16 décembre 2007. L'enterrement a eu lieu le 17 décembre 2007 à 14 h.

Que la terre lui soit légère.

mercredi 3 octobre 2007

Découvrez la GEC du mois (octobre 07): la GEC de Parcelles Assainies!



Présidente: Fatou Fall
Gérante : Oumy Niang
Unité 26, villa n° 56
Tél.: (+221) 835 78 59
oumygec@yahoo.fr

Naissance

En 1975, l’association ENDA Graf décide de former des animatrices de développement dans le quartier de Grand Yoff. Ces mêmes animatrices deviendront des années plus tard, en 1987, les pionnières de la création de la première caisse d’épargne et de crédits de femme au Sénégal. Cette caisse mère sera basée à Grand Yoff.

Dès 1992, face au succès de la caisse de Grand Yoff, ENDA décide de décentraliser celle-ci en créant trois nouvelles caisses dans les quartiers de Médina, Grand Dakar et Ouakam.

Plustard, plusieurs guichets expérimentaux (favorisant l’épargne locale) seront mis en place dans les quartiers notamment de Castors et de Parcelles Assainies (1994). Au bout de 3 ans, grâce au dynamisme des guichetières ainsi que l’encadrement de ENDA Graf et le soutient de la caisse de Grand Yoff, ces guichets deviendront des caisses d’épargne et de crédit à part entière.

Les débuts

En 1997, la caisse de Parcelles Assainies ouvre ses portes à l’unité 22 derrière la Police. En même temps, un autre guichet s'ouvre à Grand Médine (quartier tout proche). La guichetière du 1er guichet de Parcelles devient alors la gérante de la nouvelle caisse de Parcelles. Petit à petit, le reste du personnel sera engagé. Actuellement, la caisse fonctionne avec une gérante-caissière, une comptable et deux guichetières.
Les membres de la caisse, pour la plus part, sont des femmes, de tous âges, exerçants des activités commerciales.

Le montant des crédits accordés sur fonds propres de la caisse se situe dans la fourchette de 25.000 à 1 million de CFA et entre 25.000 et 4 millions de CFA si cela est subventionné par un partenaire extérieur (comme le FNPJ, FPE etc…).

Projets et réalisations

Depuis quelques mois, outres l’activité d’épargne et de crédits classiques, la caisse a mis en place plusieurs produits d’épargne et de crédits novateurs :
1. La ligne d’épargne « Habitat » : qui permet aux membres épargnant d’accéder plus facilement à l’achat de parcelles de terres et à la construction de nouveaux logements.
2. Le crédit « auto-école » : qui permet aux jeunes de bénéficier d’un prêt pour apprendre à conduire via une auto-école partenaire et augmenter ainsi leur qualification et possibilités de trouver un meilleur emploi.

Difficultés

- Vol et détournement de fonds ;
- Crédits en souffrance ;
- La demande de crédits dépasse l’offre ;
- Insécurité des locaux. Pas d’assurance Vol ;
- Manque de formations du personnel technique ;
- Epargne des membres insuffisante.

Ces difficultés dans un premier temps n’ont trouvé comme solution immédiate que la réduction du personnel, des salaires et de l’espace des locaux en location. Un grand effort de recouvrement des crédits en souffrance, via la sensibilisation, a été également mené avec fermeté et témérité.

Partenaires

- Anciens : ENDA Graf, Dyna-entreprise, Novib, la caisse de Grand Yoff.
- Actuels : Réseau RECEC FD, Enda santé, Enda cyber pop, Fonds de contre partie Sénégalo- Suisse, Fonds de Promotion Economique, Fonds National Promotion Jeunes.

Perspectives

- Obtenir le statut de M.E.C : mutuelle d’épargne et de crédit ;
- Augmenter le nombre de partenaires ;
- Renforcer les capacités dont celles en gestion ;
- Développer l’outil de transfert d’argent « Money express » ;
- Développer d’avantage l’épargne habitat : « un membre, un toit ! » ;
- Construire les propres locaux pour la caisse ;
- Trouver des locaux pour relancer la garderie pour enfants ;

Chiffres

En 2006, la caisse de Parcelles possède :
- Sociétariat : 4 061 membres
- Encours épargne :47 089 474 millions de CFA
- Volume de crédits : 145 639 725 millions de CFA
- Encours de crédits :137 604 407 millions de CFA


Photos

La gérante de la caisse: Mme Oumy Niang


La caissière: Mme Fatou Sédar Ndiaye


Le guichet du marché Police: Mme Cheikh Ndiaye Diop


Une boutique de tissus et un atelier de couture créés grâce au soutient de la caisse



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mardi 12 juin 2007

Découvrez la GEC du mois (mars 2007): la GEC de Cambérène !


L'équipe de la caisse de Cambérène

Présidente : Marème DIOP
Gérante : Yacine GAYE
Quartier Peulgha
Tél.: (+221) 690 75 35 ou 668 18 93
geccamberene@yahoo.fr


Naissance
En 1998, grâce au dynamisme d’une habitante de Cambérène accompagnée d’une bonne frange de la population féminine, la première caisse d’épargne et de crédit de la localité fût mise en place. Cette dame fut l’initiatrice du projet dans la localité de Cambérène qui en plus de Ngor, Ouakam et Yoff constituent les quatre villages traditionnels de Dakar. La caisse actuelle est située dans l’allée principale de Cambérène. Son emplacement est idéal car elle est au cœur du village traditionnel.

A ses débuts, la caisse fonctionna avec une seule personne. Cette dame, toujours en fonction, assurait les rôles de gérante, caissière et comptable. Jeune femme, de formation basique et bénéficiant de la confiance des ses proches, elle fût la personne idéale pour assurer le bon fonctionnement de la nouvelle caisse. Elle a reçu une formation de 8 mois dans la caisse mère de Grand Yoff. Les partenaires Novib et Dyna-entreprise assurèrent les premiers salaires et l’équipement de la caisse. La caisse ne pu bénéficier, via Dyna-entreprise, d’un équipement informatique faute d’un local assez sécurisé.

En mars 1999, on engagea un assistant qui seconda la gérante essentiellement au niveau de la comptabilité. En 2005, la caisse engagea un caissier ainsi qu’une jeune fille responsable du ménage et du fonctionnement de la photocopieuse.

Depuis 2000, la caisse doit faire face à la concurrence des autres réseaux de micro finance. En effet, de plus en plus de leurs membres empruntent dans les caisses des réseaux voisins jusqu’à se retrouver dans l’impossibilité de rembourser les crédits contractés. De 2000 à 2006 trois guichets furent ouverts afin d’augmenter la présence de la caisse sur les marchés ou la demande de financement est importante. Hélas, deux des trois guichets situés aux marchés de Gueule Tapée et de l’Unité 03 ont du fermer pour cause de non rentabilité (l’épargne des membres y étant quasi inexistante et les charges du maintient des bureaux trop lourdes).

Les membres de la caisse interviennent dans tous les domaines professionnels (maraîchage, transformation de produits halieutiques, teinture, petit commerce etc.).

Difficultés
- Non implication des organes ;
- Concurrence forte sur place entre réseaux de micro finance ;
- Taux de remboursement faible ;
- Manque de sensibilisation sur l’existence de la caisse d’épargne et de crédit ;
- Insuffisance des capacités techniques.

Partenaires
Les partenaires actuels de la caisse sont ceux du réseau RECEC FD (PLCP, FPE, Fonds Suisse).

Réalisations
Une commerçante faisant de l’import export entre le Sénégal et la Gambie témoigne que depuis qu’elle s’est inscrite à la caisse, elle gère mieux et a augmenté ses revenus grâce aux services d’épargne et de crédit offert par la caisse.

Perspectives
- Revoir l’organisation de la caisse dont l’implication des organes ;
- Renforcer la capacité technique du personnel ;
- Sécuriser et améliorer le confort de la caisse ;
- Informatiser la caisse;
- Augmenter l’accessibilité de petits prêts aux plus défavorisés en instaurant un système d’augmentation graduelle en fonction de leur discipline financière.

Chiffres
En 2006, la caisse de Cambérène possède :
- Sociétariat : 855 membres
- Encours épargne : 15 458 880 de CFA
- Encours de crédits : 17 153 590 de CFA
- Volume de crédits : 32 900 000 de CFA

Photos

La gérante, Yacine GAYE


L'assistant, Mustapha Diakhaté


La caisse de Cambérène

jeudi 22 février 2007

Découvrez la GEC du mois (février 2007): la GEC de Malika!



La caisse de Malika: Le GIE des femmes et le gérant

Présidente : Bineta DIOP
Gérante : Ndiogou FALL
Terminus P16
Tél.: (+221) 559 91 54
gecmalika@yahoo.fr

Naissance
En 1996, les 52 GIE des femmes de Malika (et environs) se regroupent en une seule fédération. Leurs activités se concentrent autour de l’artisanat, la transformation de céréales, la menuiserie, l’agriculture etc. Le GIE « Ande jako liggeÿ » se trouve toujours actuellement dans les locaux de la caisse.

Le 15 mai 1999, on inaugure, avec le soutien de ENDA Graf, l’ouverture d’un guichet au marché de Malika. Le guichet émane directement de la caisse de Guinawrail. ENDA équipe le guichet et prend en charge le salaire de la guichetière.

Les débuts
Le 22 juin 2000, le guichet obtint le statut de caisse. Les 3 organes sont mis en place (le CA, le Comité de crédit et de surveillance). ENDA octroi à la caisse un financement de 4 750 000 cfa. Un fonds de caisse est déposé à la caisse afin qu’elle débute ses activités. Les premiers prêts débutent : 95 femmes bénéficièrent de 50 000 cfa par personne. La caisse à maintenant plus de 800 membres. Ils viennent de Malika, Yembeul, Keur Massar, Boun.

En 2006, la caisse ouvre un guichet à keur Massar.

La caisse de Malika eut quelques difficultés en 2002. Suite au décès de la présidente de la caisse, les membres créditeurs n’assurèrent plus leur remboursement. La caisse du fermer ses portes ne pouvant plus assurer ses activités. Ce n’est qu’en 2004 avec l’arrivée d’une nouvelle équipe que la caisse se releva et pu reprendre ses activités. La caisse fonctionne actuellement en plus des 3 organes, avec une présidente, un gérant, une caissière, une agent de crédit et une guichetière.

Difficultés
- Manque d’épargne des adhérents par manque de moyens financiers;
- Remboursement constant des crédits par les emprunteurs ;

Réalisations
Les services de la caisse ont permis à nombre de femmes de faire évoluer leur activité économique.

Partenaires
ENDA, FPE et partenaires du réseau RECEC.

Perspectives
- Devenir propriétaire de nos bureaux ;
- Avoir plus de fonds afin de permettre plus de crédits ;
- Ouvrir des guichets supplémentaires ;
- Engager du personnel.

Chiffres
En 2006, la caisse de Malika possède :
- Sociétariat : 803 membres
- Encours épargne : 14 347 560 de CFA
- Volume de crédits : 47 960 000 de CFA
- Encours de crédits : 31 550 815 de CFA

Photos

L'équipe de Malika: Membre de Comité de crédit, caissière, présidente et agent de crédit


Les bureaux de la caisse


La guichetière de Keur Massar: Fatou Diop


Le GIE des femmes de Malika

mardi 16 janvier 2007

Découvrez la MEC du mois (janvier 2007): la MEC de Rufisque Chérif!


Membre fondatrice, présidente et gérante de la caisse

Présidente : Ngathye KA
Gérante : Arame NDOYE
Derrière Hopital Y. Mbargane
Tél.: (+221) 836 29 01
mecrufisquecherif@yahoo.fr


Naissance
Dès 1983, pour faire face aux diverses difficultés financières de leur vie quotidienne, un groupe de cinq femmes décidèrent de se réunir, tous les dimanches. De semaine en semaine, le groupe augmenta. Elles se donnèrent un nom « Noppe sa Dieukeur ». Lors de la réunion dominicale, chaque femme cotisait 100 cfa. Chaque semaine était tirée au sort un « couple » de femmes (2 noms de femmes associées). Ce « couple » élus recevait alors du tissu que les deux femmes devaient se partager.
Une fois le nombre de 74 personnes atteint, la cotisation mensuelle passa de 100 à 250 cfa par personne. L’actuelle présidente de la caisse faisait office de présidente et de trésorière. Cinq autres personnes la secondaient et servaient de relais pour transmettre les informations au reste du groupe. Les sommes récoltées étaient reversées par tirage au sort aux membres du groupe. Parfois celles-ci étaient utilisées à des fins caritatives au niveau des mosquées ou données aux membres les plus nécessiteux du groupe.

Les débuts
En 1994, lors d’une journée d’étude sur le « développement social de chérif » le groupement fut approché par l’ONG ENDA Graf. Un partenariat se noua. Très vite, le nombre d’adhérent(e)s à la caisse augmenta et les premiers crédits (via ENDA graf) furent accordés par tranche de 50.000 cfa/personne. Néanmoins ce premier financement qui toucha 50 femmes permis par la suite à 5 d’entre elles de recevoir la somme de 100.000 cfa.

En 1996, la caisse reçu le statut officiel de GEC puis par après de MEC. Elle compte 5 guichets répartis dans Rufisque et environs : Diokoul, Arafat, Keur Ndiaye Lô, Niaga, Darrou Rakman. Le guichet de Bambilor a du fermer sous le poids de la concurrence. Le guichet de Bargny est devenu une caisse à part entière du réseau.

En 2006, la caisse fonctionne avec une gérante, un assistant et 5 guichetières. Il y a plus de 2000 membres inscrits. La caisse est hébergée dans les locaux de la Maison des associations de Chérif (construite par la coopération nantaise). Bientôt, la caisse déménagera dans de nouveaux locaux, dont elle est propriétaire, grâce au partenariat noué avec l’AFDS (Agence de fonds pour le développement social/Programme de la banque mondiale/Etat Sénégal).

Difficultés
- Manque de formation en comptabilité ;
- Manque de personnel qualifié ;
- Manque de fonds pour ouvrir des lignes de crédit.

Partenaires
La caisse de Rufisque Chérif a bénéficié de nombreux partenaires : ENDA, la coopération nantaise, l’AFDS (qui a financé la construction des nouveaux locaux de la caisse ainsi que du matériel de bureau) et tous les partenaires du RECEC FD (PLCP, FPE, Fonds Suisse etc.). Ce soutien les a aidé à préserver une bonne santé financière de la caisse.

Réalisations
La caisse a pu financer certains de ses membres via la ligne du PLCP ; ce qui permis à ces derniers de réaliser leurs projets professionnels. Mr. Ba, un membre, éleveur de Sangalkam, raconte que ce prêt lui a permis d’acheter des bœufs à très bas prix et de les revendre avec une marge bénéficiaire plusieurs mois après. Ayant acheté ces boeufs pendant l’hivernage, l’herbe étant en abondance, leur alimentation ne fût pas onéreuse. Il réalisa ainsi une très bonne opération financière et améliora son cadre de vie.

Perspectives
- « Devenir une très grande caisse avec beaucoup de membres» dit en souriant la gérante ;
- Emménager dans nos nouveaux locaux ;
- Engager une caissière et une comptable.

Chiffres
En 2006, la caisse de Rufisque Chérif possède :
- Sociétariat : 2 000 membres
- Encours épargne : 30 210 820 de CFA
- Volume de crédits : 34 470 000 de CFA
- Encours de crédits : 14 710 770 de CFA

Photos

La gérante de la caisse: Mme Arame Ndoye


Les futurs bureaux de la caisse

lundi 8 janvier 2007

Découvrez le GEC du mois (décembre): le GEC de Grand Dakar!


L'équipe de la caisse de Grand Dakar


Présidente : Thialal SENE
Gérante : Mariétou DIAGNE
Rue principale du marché
Tél.: (+221) 825 28 23
gecgranddakar@yahoo.fr


Naissance

Le GIE de femmes de Grand Dakar a débuté de façon informelle fin des années 1980. Le GIE avait pour objectif de lutter contre l’usure, liée aux demandes de crédits, régnant en maître sur le marché local. A cette fin, les femmes de Grand Dakar se sont organisées et ont proposé un système de prêt alternatif, plus avantageux pour les emprunteur(-euse)s. Les premiers fonds de roulement de la caisse furent octroyés par des bailleurs de fonds n’étant autres que les parents proches des initiatrices. Le premier fonds de 1 million CFA permit d’accorder des petits crédits, sans intérêt, à une cinquantaine (50) de personnes. Le fonds fût entièrement remboursé par les emprunteurs. Confiants, les bailleurs de fonds « informels » leurs accordèrent de nouveaux financements…
En 1993, l’ong ENDA Graf, décida de soutenir cette heureuse initiative, de façon officielle, en accordant un encadrement (local, charges fixes, matériel de bureau etc..) et un financement de 2 millions de CFA à l’attention des lignes de crédits de le GIE.

Les débuts

Les premières années de la caisse ne furent pas toujours faciles. Elle dû surmonter des difficultés de manque de fonds, de gestion et de personnel. Fin des années 90, victime de sa mauvaise gestion, la caisse dû fermer pendant plusieurs mois. En 1998, elle ré- ouvrit ses portes, sous forme réduite de guichet cette fois, avec à sa tête une nouvelle guichetière. Grâce à un investissement et un dévouement de sa nouvelle équipe de direction, le guichet de Grand Dakar reprit vie. Bien vite, les montants d’épargne, les remboursements des prêts et surtout les adhésions des membres furent récupérés.

En 2002, la première guichetière assuma la fonction de gérante et le guichet pû engager une nouvelle guichetière. En 2003, en plus du guichet, le GIE obtint le statut de GEC (caisse). En 2005, l’équipe s’agrandit avec l’arrivée d’une caissière. La santé financière de la caisse était retrouvée.

Les adhérent(e)s sont pour la plus part des habitant(e)s de Grand Dakar. Ils exercent leurs activités commerciales sur le marché local. La caisse de Grand Dakar est d’ailleurs située au cœur même du dit marché. Les crédits octroyés vont de 5000 à 1 000 000 FCFA (individuel) et de 250 000 à 2 000 000 FCFA (pour les groupements).

Difficultés

- Manque de fonds ;
- Rigidité des conditions de financement des fonds;
- Manque de personnel (comptable) ;
- Manque de formation (informatique et comptabilité) ;
- Manque d’équipement (pas de matériel informatique);

Partenaires

ENDA a soutenu la caisse dans ses débuts. Depuis l’adhésion de la GEC au réseau RECEC FD, la caisse bénéficie de l’appui des partenaires du réseau (Dyna entreprise, PLCP, FPE, FCSS).

Perspectives

- « Nous voudrions premièrement informatiser la caisse » assure la gérante;
- Il faudrait aussi « engager une comptable pour assurer un travail de qualité »;
- « Nous allons sûrement devoir supprimer le guichet car il n’est pas rentable, même logé dans nos locaux. L’épargne de plus se fait directement au niveau de la caisse »;
- « Par soucis d’économie, nous voudrions acheter ou construire nos propres bureaux »;
- Il faudra également renforcer l’offre des crédits pour les adhérent(e)s.

Chiffres

En 2006, la caisse de Grand Dakar possède :
- Sociétariat : 1 461 membres
- Encours épargne : 37 117 615 de FCFA
- Volume de crédits : 92 575 000 de FCFA
- Encours de crédits : 46 271 570 de FCFA

Photos

La gérante de la caisse: Mariétou DIAGNE


La guichetière: Mme Ndeye DIA

mardi 5 décembre 2006

Découvrez la MEC du mois (novembre): la MEC de Grand Yoff - Artisan !


La caissière, le gérant et le président du Comité de crédit


Président : Moussa Ndiaye
Gérant : Bernard Mendy
Gendarmerie Front de terre
Tél.: (+221) 827 52 04
mecartisan@yahoo.fr


Naissance

En juin 1992, les membres (masculins) de la coopérative des artisans menuisiers de Grand Yoff, désireux de créer une caisse d’épargne et de crédit sollicitèrent l’appui de ENDA. Or, dans ce domaine, ENDA soutenait essentiellement les activités initiées par des femmes. L’association leur proposa donc son soutien à condition que les femmes intègrent la future caisse.

Les débuts

Pour mette en place la nouvelle caisse, une sensibilisation fût faite au niveau des marchés du quartier afin d’attirer les futur(e)s membres. En novembre 1992, lors de l’AG constitutive, ils étaient plus de 150 inscrits.

Au début, chaque 15 jours du mois, une réunion était organisée dans les locaux de ENDA afin de récolter les adhésions, les cotisations mensuelles (500 CFA), l’épargne et d’octroyer les prêts aux membres. Tout se réglait en une seule journée en présence de tous. Trois personnes bénévoles remplissaient les fonctions de trésorier, président et secrétaire général.

En novembre 1992, les premiers crédits furent donnés sur fonds propres à partir des cotisations et épargnes des membres. Cinq (5) personnes bénéficièrent de 50.000 CFA/personne.

En 1993, ENDA octroya un fonds de 625 000 CFA à la caisse. Celui-ci permit de lancer de nouveaux financements.

Auparavant, un fonds de solidarité, avait été mis en place par la caisse afin de faire face aux problèmes de non-rembourssement. Chaque mois, chaque membre versait 100 CFA dans ce fonds. Ce système fût stoppé, malgré sa réussite, une fois l’adhésion de la caisse au réseau RECEC FD.

Dès 1994, le trésorier commença à assurer une permanence tous les après-midi afin de gérer les activités de la caisse. La réunion mensuelle réunissant membres, trésorier, PCA et président du comité de crédit fût annulée.

En 1997, lors de l’AG « re-constitutive » on mit en place les 3 organes élus. Le gérant et la caissière reçurent leur premier salaire en 2005. Les organes fonctionnent bénévolement ainsi que beaucoup d’autres membres de la caisse ; cela conformément à la loi sur les SFD.

Difficultés

- Le manque de fonds ne favorise pas l’octroi de crédits aux adhérent(e)s. « Beaucoup de gens quittent la caisse faute de prêts disponibles en temps voulu » déclare le président du comité de crédit;

- Les conditions des certains bailleurs de fonds sont trop restrictives quant à l’utilisation des fonds (ex : ne pas dépasser 250.000 CFA de crédit par personne alors que les meilleurs « clients » sollicitent des crédits supérieurs) ;

- Manque de visibilité de la caisse ;

- Lors de l’agrandissement de la caisse, les réunions mensuelles disparurent et une permanence quotidienne, assurée par le gérant, fût mise en place ; « Depuis ce nouveau rythme, la pression sociale a vraiment disparu et cela s’est fait ressentir au niveau du remboursement des prêts » ;

- Manque de confort des bureaux de la caisse entraînant un sentiment d’insécurité et de non professionnalisme de la caisse au niveau des membres ;

- Le non-remboursement des prêts de certains membres ;

- Inexistence de rémunération des organes entraînant leur démotivation ;

- Formation du personnel aux outils de gestion insuffisante.


Partenaires

« Nous n’avons pas beaucoup de partenaires. Le premier partenaire fût ENDA. Nous avons ensuite bénéficier des partenariats initiés par le RECEC FD ». La caisse souhaiterait augmenter considérablement le nombre de ses bailleurs de fonds afin d’augmenter ses lignes de crédits.

Perspectives

- La caisse prévoit de refaire une grande sensibilisation au niveau de la population du quartier afin de mieux faire connaître la caisse et ainsi augmenter le nombre d’adhérent(e). « Nous pensons organiser une grande journée festive et de sensibilisation au sein des bâtiments de la gendarmerie voisine afin d’attirer un plus grand nombre d’adhérent(e)s dans notre caisse» propose la caissière ;

- « Nous voudrions ouvrir des guichets afin de nous faire connaître d’avantage et également augmenter l’épargne » assure le président;

- La caisse envisage également de se former d’avantage (en gestion, comptabilité, informatique) et d’en faire bénéficier les membres et les organes.

- Améliorer le confort des bureaux et l’accueil de la caisse (mise en place d’une salle d’attente, d’une salle de coffre et de matériel informatique adéquat) afin de fidéliser et sécuriser le client.


Chiffres

En 2006, la caisse de Grand Yoff Artisan possède :
- Sociétariat : 592 membres
- Encours épargne : 7 689 726 CFA
- Volume de crédits : 33 725 000 CFA
- Encours de crédits : 25 242 118 CFA

Photos

La caissière: Mme Seynabou Sarr, le gérant: Mr. Bernard Mendy et le responsable du Comité de crédit: Mr. Alioune Ndiaye


La caissière: Mme Seynabou Sarr


mercredi 8 novembre 2006

Découvrez la MEC du mois (octobre): la MEC de Ouakam!



La gérante et la présidente de la caisse


Présidente : Adji Salimata Gueye
Gérante : Bineta Mbaye
Quartier Touba Ouakam
Tél.: (+221) 860 31 27
mecouakam@yahoo.fr

Naissance

En 1993, l’ONG sénégalaise ENDA Graf voyant le nombre élevé de femmes de Ouakam, épargnant et empruntant à la caisse de Grand Yoff (mise en place par ENDA Graf), proposa à ces dernières de créer une nouvelle caisse à Ouakam. Cela fût fait, en décembre 1993, dans le quartier Léona de Ouakam. Cette caisse regroupe les populations des quatre communes d'arrondissements suivantes : Ouakam, Ngor, Yoff et Mermoz. Depuis 2000, les locaux sont transférés au quartier Bira Ouakam ou la mutuelle tient siége.

Dès la création de la caisse, quatre personnes furent formées aux outils de gestion, à la caisse de Grand Yoff (ENDA Graf). Elles occuperont plus tard les postes de gérante, caissière, comptable et guichetière.

Les débuts

Le nombre d’adhérent(e)s s’élevait à cent (100). Les femmes inscrites y exerçaient tous types d’activités professionnelles : teinture, maraîchage, transformation fruits et légumes, produits halieutiques etc.… Ce n’est qu’en 1999 que les hommes (et femmes) salarié(e)s furent acceptés comme membres.

Au début, la caisse fonctionna avec un bureau composé d’une présidente, d’une secrétaire générale et d’une trésorière qui faisait office de comptable. En 1993, la caisse eût sa reconnaissance et reçu son statut de GIE. En 2000, les trois organes (Comité de crédit, Comité de contrôle et Conseil d’Administration) furent mis en place. La caisse reçu, à cette date, le statut officiel de mutuelle d’épargne et de crédit de l’état sénégalais.

En 1993, la caisse reçu ses premiers financements. Ils vinrent de l'ONG hollandaise NOVIB, partenaire de ENDA Graf. Ils permirent de payer les salaires des permanentes, de financer des formations pour le personel, de mettre en place des guichets et enfin d'équiper matérielement la caisse. La caisse pu octroyer également ses premiers crédits par tranche de 50 000 CFA par individu.

Dès 1994, avec l’appui de NOVIB, un premier guichet fût ouvert au marché de Ouakam. Le second, en 1997, au niveau du marché de Ngor. En 2000, un troisième fût installé sur la plage de Ouakam. Le dernier guichet fût mis en place 2005 sur la plage de Ngor. Il du fermer ses portes par manque de résultats causé par les charges trop élevées de son fonctionnement. Il fût ensuite transféré et intégré au guichet du marché de Ngor.

Au départ l’épargne se faisait essentiellement au niveau des guichets puis remontait vers la caisse mère. Certains adhérent(e)s épargnaient cependant au niveau de la caisse mère.

Depuis 2003, la caisse fonctionne avec sept salariées (trois personnes dans la caisse + quatre guichetières). Les crédits peuvent s’élever jusqu’à 1 millions de francs CFA par personne. Le nombre d’adhérent(e)s s’élève aujourd’hui à 2768 membres. La caisse de Ouakam est une des plus ancienne et des plus importante du réseau RECEC FD.

Difficultés

- A la naissance de la caisse, celle-ci manquait d’outils de gestion de comptabilité efficaces. « Nous sommes restés longtemps dans l’informel » assure la gérante.

- Problème de remboursement des prêts octroyés aux gens « de passage » dans le quartier (ex de famille installée juste le temps d’une mission). Le micro crédit « marche » (bon taux de remboursement) à cause de la pression sociale. Si celle-ci ne s’exerce plus on perd toute garantie possible de remboursement.

« Nous avons eu beaucoup de facilité à faire grandir la caisse car nous sommes implanté dans un des quatre(4) villages dits traditionnels de Dakar et tout se fait et se sait via le bouche à oreille, dans un climat de solidarité et de confiance. C’est notre force. La concurrence ne nous touche pas trop car l’esprit familiale présent dans la caisse nous permet de garantir et fidéliser nos adhérent(e)s ».

- Achat de grilles de sécurité pour la caisse et les guichets. « Cela revient cher d’équiper tous les guichets. Il nous faudrait des partenaires pour prendre cela en charge» assure l’assistante comptable.

Projets et réalisations

La caisse de Ouakam touche tous les secteurs d’activités et tous les revenus. Sur une même journée, un petit prêt de 25.000 CFA peut être contracté par une petite commerçante ambulante vendeuse de cacahuètes et un autre de 1 000 000 CFA par une grande commerçante désireuse d’agrandir son magasin de tissus. La plupart du temps, ces crédits permettent aux emprunteurs d’agrandir et/ou de diversifier leurs activités génératrices de revenus.

La mutuelle via son Comité de Développement Local (CDL) participe aux œuvres caritatives de la localité : dons de sang, dons de savon et d’eau de javel pour l’amélioration de l’hygiène publique etc. Ce comité participe également à l’élaboration des politiques locales de développement.

Partenaires

ENDA fût l’initiateur et le premier partenaire de la caisse. NOVIB, le Crédit Agricole français ainsi que tous les partenaires du réseau RECEC FD soutiennent la mutuelle.

Perspectives

- Ouvrir une nouvelle caisse à Ngor ;
- Sécuriser les guichets (grilles) ;
- Augmenter le nombre de partenaires ;
- Augmenter les activités du Comité de Développement Local.

Chiffres

En 2006, la caisse de Ouakam possède :
- Sociétariat : 2 768 membres
- Encours épargne : 70 652 315 CFA
- Volume de crédits : 65 900 000 CFA
- Encours de crédits : 46 374 275 CFA


Photos

La gérante : Mme Bineta Mbaye


La comptable : Mme Seynabou Wade


La caissière : Mme Ndeye Oumy Geye


Opération bancaire en présence d'une guichetière


Activités du CDL


lundi 9 octobre 2006

Découvrez la MEC du mois (septembre) : la MEC de Liberté 6 extension !


Sympathisant, gérante, membre du CA et caissière de la caisse

Présidente : Awa Cissoko
Gérante : Mariane Ndiaye
Villa n°14. Extension Liberté 6. Dakar
Tél.: (+221) 567 78 46
mecliberte6@yahoo.fr

Naissance

En août 2005, les deux groupements féminins du quartier Liberté 6 (GIE Bokkou Khalat et GIE And Liggey) se sont réunis à la demande de la présidente du RECEC FD. La rencontre entre les GIE et le RECEC FD s’est fait sous l’impulsion de la gérante de Grand Dakar, une autre caisse du RECEC FD. En effet, le GIE Bokkou Khalat cotisait et empruntait déjà à la caisse de Grand Dakar. La gérante de cette caisse sachant que ces GIE désiraient obtenir de plus gros montants de crédit et que le réseau RECEC FD de son côté voulait s’étendre et créer de nouvelles caisses, eût l’idée de les mettre en relation.

Ces deux GIE regroupaient +/- 80 femmes. La création d’une caisse demande au moins que l’on réunisse 100 personnes. La coordinatrice du RECEC FD proposa à ces deux groupements de s’unir avec ceux de Kaay Bakh et Siktam afin d’atteindre le nombre de 100 personnes.

Dès la mi-septembre 2005, une personne issue de ces groupements fût proposée comme gérante. Elle entama alors un stage de 1 mois dans la caisse RECEC FD de Castor afin de se familiariser aux outils de gestion de caisse. Le 10 novembre 2005 fût ouverte officiellement la caisse. L’AG constitutive eût lieu le 23 mars 2006. Elle permit la nomination et l’installation de la PCA ainsi que celles des membres des différents organes. L’engagement de la gérante fût également confirmé. Depuis octobre 2006, la caisse fonctionne avec deux permanentes (une gérante et une caissière).

Les débuts

Au départ les divers groupements rassemblaient 119 personnes. « Nous sommes à 258 membres inscrits aujourd’hui » assure la gérante « mais ça n’a pas été facile car au début personne ne connaissait l’existence de la caisse, à part les membres des groupements fondateurs. J’ai du avec l’aide d’autres membres faire du porte à porte afin d’entamer une campagne de sensibilisation ».

Le local, le matériel de bureau et d’informatique fût « prêté » par le réseau. En mai 2006, la caisse bénéficia via les partenaires du RECEC FD (Fonds de contrepartie Sénégalo-Suisse) d’une ligne de crédit à distribuer à ses membres (2 000 000 cfa). Les premiers crédits furent donnés aux adhérent(e)s par tranche de 50.000 à 100.000 cfa par personne. Le RECEC FD a également octroyé sur ses fonds propres, à la caisse de Liberté 6, une ligne de crédit remboursable (1 500 000 cfa). « Nous avons également fait une promotion en 2006, via laquelle, tous nouveaux adhérent(e)s, pouvaient bénéficier d’un crédit de 25 000 cfa ». Cela permis à la caisse de faire un bond en avant.

Les clients de la caisse viennent de tous les horizons professionnels. Hommes et femmes travaillent dans le domaine de la teinture, de la restauration, du commerce...etc. Les femmes y sont majoritaires.

Projets et réalisations

L’ouverture de la caisse de Liberté 6 est récente. Les petits crédits octroyés aux membres ont surtout permis à ce stade de « boucler » les fins de mois un peu difficile (rentrée scolaire, frais médicaux etc…) plus qu’à créer véritablement des activités génératrices de revenus.

Difficultés

- Problème de communication quant à l’existence de la caisse. « Nous devrions après un an d’existence, vu la population du quartier, avoir beaucoup plus d’adhérent(e)s ».
- Vu la forte concurrence entre les réseaux de micro-finance, il urge de s’appesantir sur la qualité des produits financiers proposés quant à leur amélioration et leur disponibilité;
- Manque de bailleurs de fonds permettant de soutenir la caisse dans ses débuts afin d’asseoir une bonne politique de crédit qui permettrait aux membres de bénéficier de financement important en nombre et en montant ;
- Manque de motivation et de prise de responsabilités des organes élus.

Partenaires

« Nous aimerions en avoir d’avantage pour nous aider à donner des montants de crédit plus importants. Pour le moment c’est le réseau qui soutien la caisse via ses propres partenaires » assure la gérante.

Perspectives

Augmenter le nombre d’adhérents afin de renforcer les fonds propres de la caisse. « Nous pourrons ainsi octroyer plus de crédits à nos adhérent(e)s. Nous aimerions dans ce cadre ouvrir plusieurs guichets de proximité dans le quartier afin de faire connaître la caisse et faciliter l’épargne » déclare la vice-présidente de la caisse.

Chiffres

En 2006, la caisse de Liberté 6 possède :
- Sociétariat : 258 membres
- Encours épargne : 5 385 145 CFA
- Volume de crédits : 10 025 000 CFA
- Encours de crédits : 5 487 760 CFA


Photos

La caisse de Liberté 6


La caissière: Khady Camara et la gérante: Mme Mariane Ndiaye

mardi 18 juillet 2006

Découvrez la MEC du mois (juillet) : La MEC de Médina !


La Gérante et présidente de la caisse

Présidente : Amy Diarra
Gérante : Marie Bâ
Rue 24 X 35 Médina-Dakar
Tél.: (+221) 848 30 54, portable M. Bâ: (+221) 698 79 81
mec.medina@yahoo.fr


Naissance

La caisse de Médina a été créée fin 1991 et a reçu son premier financement le 17 juillet 1992. A cette époque le FED (Fonds Européen de Développement) avait entrepris l'assainissement du canal du quartier voisin « Gueule Tappée ». Hélas, ce projet, n’avait pu aboutir comme ses promoteurs l’espéraient. Simultanément, une enquête était menée auprès des populations locales des quartiers environnants concernant leurs conditions de vie. Les résultats de cette enquête dénoncèrent une pauvreté manifeste (pas d’eau courante et potable, d’électricité, d’égouts etc.). C'est dans ce contexte et suite à ces tristes constats, que l' association ENDA Graf (ex ENDA Chodak) aidée du PNUD, du FED et des femmes des 3 quartiers limitrophes de Médina : Colobane, Fass et Gueule tappée, a décidé de mettre en place une caisse d’épargne et de crédit. Celle-ci ayant pour but de permettre aux populations en difficulté d’augmenter leurs revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie. Un accent spécifique étant mis sur le public des femmes.

Les débuts

La caisse s’installa dans le quartier populaire de la Médina. Elle débuta avec 180 membres. 11 groupements (allant de 2 à 32 personnes) et 11 particuliers. Le majorité des membres était de femmes de tous âges mais petit à petit la caisse s’est ouverte aux hommes (qui bénéficiaient déjà officieusement des crédits via leurs femmes, mères ou soeurs… ). La plupart des premiers membres se sont lancés dans des activités génératrices de revenus touchant les domaines de la restauration, de la teinture, de la transformation artisanale et autres. Le montant maximal des premiers crédits octroyés par personne était de 50.000 francs cfa. Les client(e)s ne versaient pas encore de part sociale, ni de frais d’adhésion, juste une caution parfois via la forme de « personne morale ». Chaque prêt et épargne était géré par la caisse grâce à un carnet de décaissement et encaissement ainsi qu’une fiche récapitulative journalière des opérations effectuées. Le personnel était composé d’une gérante et présidente de la caisse ainsi que des « élus » (membres du CA, du comité de crédit et du comité de contrôle).

Projets et réalisations

Trois années après la création de la caisse, cinq guichets ont été mis en place au sein de lieux de proximité pour permettre aux femmes commerçantes d’épargner plus facilement. Mais après deux ans d’existence ceux-ci fermèrent car leurs charges étaient supérieures à leurs produits. La faillite des guichets participera plus tard aux difficultés de rendement de la caisse. En plus de la mutuelle d’épargne et de crédit, la caisse tenta de mettre en place plusieurs autres projets. Une coopérative d’achat notamment dans les guichets. Les épargnantes pouvaient à plus bas prix et en payant à la fin du mois s’approvisionner en denrées alimentaires. La même chose fut mit en place pour les fournitures scolaires. Celles-ci devant être remboursées sur une période de trois mois. Ce projet s’éteignit avec la fermeture des guichets. Une mutuelle de santé fût également pensée mais faute de fonds et de personnel qualifié en connaissances « pharmaceutiques », le projet fût abandonné. Une mini agence d’intérim pour personnel de maison fût également tentée permettant aux femmes de ménage de trouver plus facilement du travail et de faire respecter leur droits.

Difficultés

Les difficultés rencontrées par la caisse sont multiples et ont conduit celle-ci, il y a quelques années, à un stade proche de la faillite. Aujourd’hui, elle se relève petit à petit mais beaucoup de difficultés persistent, telles que :
- Le problème de gestion. L’expérience négative des guichets est due en partie à des problèmes de gestion et parfois de détournements de fonds. L’octroi et le recouvrement des crédits ne sont pas assez contrôlés.
- Le recouvrement des prêts n’est pas toujours total par les membres emprunteurs car le projet pour lequel ils avaient été destinés (exemple commerce) a été détourné en dernière minute par les emprunteurs (exemple dépenses urgentes familiales).
- Le fait que les caisses avaient avant tout un but social ne rendait pas le contrôle et le recouvrement des prêts facile pour la gérante car celle-ci connaissant la situation financière difficile dans laquelle se trouvait beaucoup de ses membres, était souvent mal à l’aise lors de la réclamation des crédits impayés (et dans ce contexte hésitait à faire payer les pénalités de retard).
- Le niveau faible d’épargne des membres par rapport à la demande des crédits.
- Le disfonctionnement des organes (CA, comité de crédit et de contrôle) dû à une mauvaise gestion des ressources humaines.
- Le coût élevé des charges fixes: location bureau, notes électricité, eau et téléphone etc. (la caisse aimerait acquérir un terrain afin d’y bâtir ses propres bureaux).
- Le manque de personnel en nombre et en qualification au sein du personnel technique et des élus.
- Le problème de fonds reste inhérent malgré les divers partenaires qui ont soutenu la caisse.

Partenaires

Il y eu Enda Graf, le PNUD, le FED, NOVIB et le Crédit agricole français qui soutinrent la caisse à ses débuts. En 2001, Dyna-entreprise (USA) équipa la caisse en matériel informatique et dispensa des formations en comptabilité et gestion. Il y eu également le FONDS DE PROMOTION ECONOMIQUE DE L'ETAT SENEGLAIS (FPE) et le FONDS DE CONTREPARTIE SENEGALO-SUISSE qui octroyèrent via le réseau des lignes de crédits à la caisse. Et enfin VOLENS (Belgique) et Courants de femmes (France) qui à travers le réseau travaillent sur l’amélioration de la communication des caisses et de l’instance faîtière.

Perspectives

« Nous voudrions mobiliser une nouvelle fois toute la population des quartiers que nous couvrons ! » s’exclame vivement la gérante de la caisse de Médina. Cela permettra à des célébrités du quartier (joueurs de foot sénégalais habitants la Médina) ou des personnes de pouvoir (maires de Médina, Gueule Tappée…) d’aider la caisse à travers des dons et à ceux qui sont dans le besoin de connaître l’existence de la caisse et de ses services. « Il nous faudra aussi du COURAGE ! ». C’est la première solution que prône la gérante pour maintenir l’existence de la caisse. Malgré les difficultés que la caisse a connu ces dernières années, le fait de voir des membres réussirent à monter une affaire commerciale gagnante grâce à un petit crédit reçu de la caisse est très encourageant pour le personnel. Elle cite le cas d’un groupe de 4 personnes faisant du petit commerce au détail, de fruits et légumes, entre la Casamance et Dakar qui maintenant travaille avec des containers et ce même en dehors du Sénégal.

Chiffres

En 2005, la caisse de Médina possède :
-Sociétariat : 2410 membres
-Encours épargne : 511 118 845 CFA
-Volume de crédits : néant
-Encours de crédits : néant

Photos

La gérante: Mme Marie Bâ


Sympathisants de la caisse


Membres de la caisse